Rencontrer le cercle de gouvernance
Le Centre national pour la vérité et réconciliation est guidé par un Cercle de gouvernance comprenant sept membres.

Le Cercle de gouvernance assure un contrôle autochtone sur les matériaux abrités par le CNRVR.  Il fournit des directives sur les politiques, les priorités et les activités du Centre, sur les cérémonies et  les protocoles, sur les méthodes et  les sources pour élargir les propriétés  et les ressources du Centre, et sur les partenaires prospectifs.

Trois membres du Cercle de gouvernance représentent les Survivants, leurs familles ou leurs ancêtres (une personne des  Premières nations, une personne Inuite et une personne Métis). Deux personnes représentent l’Université du Manitoba et deux autres représentent d’autres organisations partenaires du CNVR.

Les membres du Cercle de gouvernance servent pedant un mandat de deux ans.

À tout moment, au moins quatre membres du Cercle de gouvernance doivent s’identifier comme Autochtones.

Accord administrative (en Anglais)


 

Eugene Arcand 
Un Cri originaire de la Première nation de Muskeg Lake en Saskatchewan, Eugene Arcand a passé dix ans au pensionnat indien de St. Michael de Duck Lake et un an à la Résidence des élèves à Lebret, les deux institutions se trouvant en Saskatchewan. Depuis près de quatre décennies, il a servi les collectivités des Premières nations de la Saskatchewan en une diversité de fonctions, notamment à titre d’agent de liaison en éducation avec la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan, d’adjoint exécutif pour le district de North Battleford et de chef adjoint élu. Il a également occupé le poste de directeur général du Centre d'accueil indien et métis de Prince Albert.  M. Arcand a consacré beaucoup de son temps à organiser de grands événements comme des activités sportives régionales et nationales pour les Premières nations, des événements culturels et touristiques et des activités axées sur la promotion de la jeunesse des Premières nations.

M. Arcand, qui a été intronisé au Saskatchewan Sports Hall of Fame, a reçu le Saskatchewan Tourism Ambassador Award en 1997 et a été nommé Citoyen de l'année de la ville de Prince Albert en 1994. 

Au cours des dernières années, M. Arcand s'est efforcé de s'assurer que la population et la communauté des Survivants sont renseignées sur les développements et les processus liés à la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens.

Andrew Carrier 
Andrew Carrier a commencé sa carrière avec le gouvernement du Manitoba en 1987 et il travaille présentement pour Logement et  Développement communautaire du Manitoba. Survivant d’un pensionnat catholique, il possède plus de 30 ans d’expérience du volontariat  auprès des organismes Métis, des Premières nations et des personnes handicapées sans but lucratif tant  que le Centre d’amitié des Indiens et des Métis, l’Assocation canadienne des paraplégiques, la Fédération des Métis du Manitoba et l’Institut du développement  du leadership autochtone.

Les achèvements de M. Carrier comprennent: présenter aux Nations Unies en 2006 l’histoire et la culture métisses ainsi que les défis actuels auxquels font face les Métis du Manitoba; servir de porte-parole officiel en 2013 pour le Canada français lors de la décision de la Cour suprême du Canada concernant la Fédération des Métis du Manitoba et la revendication territoriale des Métis de 1867; être le ministre responsable des langues Michif, des Survivants Métis des externats et des pensionnats indiens, de la Maison-Riel et être le co-ministre de la Justice; agir à titre de maître de cérémonie en 2013 au Forum mondial des affaires des peuples autochtones à Windhoek, Namibie, Afrique.

Dr. Catherine Cook 
Dr. Catherine Cook a fait ses études en médecine à l’Université du Manitoba (1987) et a obtenu sa certification en médesine familiale en 1989. En 2003, elle a terminé une maîtrise en sciences au Département  des sciences de la santé communautaire.

Dr. Cook joue un rôle conjoint à l’Université du Manitoba en tant que doyenne associée, Premières nations, santé des Inuits et des Métis, la faculté de médecine de l’Université du Manitoba et l’Office régional de la santé de Winnipeg au poste de vice-présidente de la santé publique et de la santé des Autochtones. Elle a pratiqué la médecine familiale dans les postes de soins infirmiers isolés avant de se pencher sur la pratique de santé publique et a tenu plusieurs postes dans les services de santé et l’administration universitaire. Dr. Cook participe activement dans le mentorat des étudiants de tous les cycles  à travers le Centre de la santé et l’éducation des Autochtones. Elle a entrepris des initiatives de recherche et occupe actuellement le poste de chercheur principal pour les programmes CDCARS/ERRSA. Activement engagée à la gestion des conseils d’administration et des comités pendant toute sa carrière, Dr. Cook siège présentement aux plusieurs conseils d’administration et comités  locaux et nationaux.

Grand Chief Edward John (Akile Ch'oh) 
Le Grand Chef Edward John est un Chef héréditaire de la Nation Tl'azt'en, située au bord du Nak'al Bun (lac Stuart) au nord de la Colombie Britannique. Il est un leader autochtone qui a consacré sa vie à la poursuite de la justice sociale et économique pour les peuples autochtones du Canada, ayant œvré en tant que leader dans la politique autochtone, le développement des communautés et des affaires.

Le Chef John est avocat depuis plus de 30 ans. Il est titulaire d’un B.A. de l’Université de Victoria, d’un baccalauréat en droit de l’Université de la Colombie Britannique et des doctorats honorifiques en droit de l’Université de la Colombie Britannique et de l’Université de Victoria.

Le Chef John a occupé un grand nombre de fonctions de leader au niveau local, provincial, national et international. Le Chef John exerce actuellement son dixième mandat consécutif avec le Groupe de travail du Sommet des Premières nations (dirigeant politique), chargé d’exécuter des tâches spécifiques relatives aux négocations des droits ancestraux et du titre autochtone avec la Colombie Britannique et le Canada ainsi que d’autres questions d’intérêt commun pour les Premières nations en Colombie Britannique. Il est l’ancien  co-président de l'Assemblée des peuples autochtone d'Amérique du Nord et a pris part dans le développement de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, qui était adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2007. Il a été nommé de nouveau pour un deuxième mandat de trois ans en tant que représentant de l’Amérique du Nord au Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones (janvier 2014 – décembre 2016).

Gregory Juliano 
Gregory L. Juliano est le vice-président associé (ressources humaines) à l’Université du Manitoba. Avocat de profession, il supervise les besoins en ressources humaines de l’établissement englobant 9000 de professeurs et de personnel, y compris ceux  regroupés dans des unités de négociation organisées  et dans de nombreux groupes d’employés non accrédités. L’opération des ressources humaines inclut les négotiations et l'administration des conventions collectives, l'assistance au recrutement, la gestion et la rétention du personnel, la surveillance des programmes de rémunération et d'avantages sociaux et l’offre de possibilités de formation et de promotion.

Tout au long de sa carrière, M. Juliano a manifesté un intérêt professionnel marqué pour les droits de la personne et il est un défenseur ardent en ce qui concerne les questions de respect, de la diversité et de l’équité à la fois au sein de l’Université et la grande communauté. Il a fait partie de l’équipe qui a réussi à amener le Centre national pour la vérité et réconciliation à l’Université et a dirigé les négociations des Accords associés avec la Commission de vérité et réconciliation. Depuis ce temps M. Juliano a été activement engagé dans la planification de mise en œvre du CNVR à l’Université et ses partenaires.

Jennifer Watkins 
Jennifer Watkins, mère de deux enfants est une jeune femme Inuk qui défend les intérêts des Inuits. Née, élevée et éduquée à Kuujjuaq, Quebec, elle a fréquenté le Collège John Abbot et l’Université Concordia et parle l’inuktitut, l’anglais et le français.

Mme Watkins a grandi avec une mère Inuk et un père Caucasien  qui soulignaient l’importance de la culture Inuit et voulaient leurs filles de devenir des femmes respectueuses tout comme d’autres leaders Inuit, y compris Mary Simon et Sheila Watt-Cloutier. Mme Watkins insiste fortement sur l’importance de la langue Inuktitut. Elle aime pratiquer sa culture en partageant ses connaissances avec d’autres personnes et en profitant de chaque occasion d’aller sur ses terres. Elle adore coudre des vêtements traditionnels pour ses enfants et elle enseigne la couture traditionnelle aux autres.

Au cours des dernières années, Mme Watkins a fait valoir l’importance de la santé mentale et le bien-être parmi les jeunes qui souffrent de dépresssion et des pulsions suicidaires. En tant que défenseuse de l’éducation, elle insiste sur la collaboration pour la création d’un nouveau sentier de santé, afin que les jeunes, les parents et les éducateurs surmontent la dépression et les dépendances.

Mme Watkins est la directrice des Valeurs et pratiques traditionnelles Inuites à la Régie régionale des services de santé et des services sociaux du Nunavik. À ce titre, elle représente les Inuits de Nunavik sur des questions concernant les pensionnats indiens et elle coordonne une équipe de travailleurs qui assurent un soutien affectif aux anciens élèves et leurs familles. Elle était également responsable pour l’organisation des rassemblements des anciens élèves dans la region de Nunavik pour la Commission de vérité et réconciliation du Canada.
 
Mme Watkins est une membre exécutive du gouvernement régional de Kativik, membre du conseil municipal de Kuujjuaq et la présidente de Tungasuvik, le refuge pour femme Kuujjuaq. Elle est l’ancienne présidente de l’association de jeunesse Saputiit de Nunavik et du Conseil national des jeunes Inuits (CNJI). Dans son rôle de présidente de CNJI, elle a siégé simlutanément sur le conseil d’administration pour Inuit Tapiriit Kanatami, le porte-parole national au nom des Inuits du Canada.

Dr. Cynthia Wesley-Esquimaux 
Dr. Cynthia Wesley-Esquimaux est la Vice-doyenne (initiatives autochtones) à l’Université de Lakehead. Une Survivante intergénérationnelle, elle est la professeure associée – Statut seulement - à la faculté de travail social Factor-Intwentash de l’Université de Toronto, professeure associée adjointe à l’Université Carleton et à l’Université de Lakehead, et une membre du conseil de Healthy Minds Canada.

Représentante des médias engagée, Dr. Wesley-Esquimaux joue un rôle actif dans des initiatives écologiques et humanitaires partout au Canada. Ses recherches et publications académiques aident à mieux comprendre la transmission continue du traumatisme historique et intergénérationnel, essentiellement dans la communauté autochtone. Membre de Chippewa provenant de la Première nation de l’Île Georgina au lac Simcoe, Ontario, elle a consacré sa vie à tisser des liens de compréhension entre les peuples.

Dr. Wesley-Esquimaux ne voit que le mérite de réunir les personnes de différentes cultures, âge, et horizons afin d’aborder un dialogue constructif et des initiatives de recherche appliquées. Elle est profondément engagée en faveur de l’éducation publique et la participation active des jeunes; elle a co-fondé et préside le programme Échange Racines canadiennes, basé à l’Université de Toronto.