Message du président
C’est un honneur pour l’Université du Manitoba d’accueillir le Centre national de recherche pour la vérité et réconciliation.

En acceptant cette responsabilité l’Université honorera son engagement de bâtir des relations respectueuses entre les peuples Autochtones et non-Autochtones. Le Centre offrira des possibilités aux Survivants, aux familles des Survivants, aux chercheurs, aux étudiants et au public d’interagir avec l’histoire orale et documentée des pensionnats indiens.

Nous pensons qu’il est important pour l’avenir de tous les Canadiens de reconnaître le mal causé par les pensionnats indiens et d’en tirer des leçons. Nous sommes pleinement engagés à garantir que le Centre national pour la vérité et réconciliation soit utilisé par le plus grand nombre possible de personnes. Nous souhaitons que les enseignants partagent ces histoires avec leurs élèves et que les parents les partagent avec leurs enfants. Nous souhaitons que les experts de notre Université, de notre province, de notre pays et du monde entier mènent la recherche de ces dossiers afin d’y trouver des vérités profondes.

 Surtout, nous souhaitons  que cette unique archive nationale soit accessible aux Survivants et leurs familles afin qu’ils puissent établir une connection avec les documents, les histoires et les récits qui étaient gardés enfermés pendant longtemps. Notre Université a entamé le chemin de la réconciliation et nous espérons que nos campus et le Centre national pour la vérité et réconciliation seront des endroits où les membres de la communauté autochtone peuvent partager, apprendre et célébrer de riches traditions et des histoires.

L’Université du Manitoba a un engagement fort en faveur de l’éducation autochtone et de la réconciliation. En octobre 2011, nous sommes devenus le premier établissement d’enseignement supérieur au Canada à présenter ses excuses dans une déclaration publique de réconciliation aux Survivants des pensionnats indiens. Nous avons présenté nos excuses pour l’échec de reconnaître et disputer l’assimilation forcée des peuples autochtones et la perte consécutive de leurs langues, culture et traditions. Après la présentation des excuses, nous avons continué de prendre des mesures concrètes qui engagent à la fois les communautés autochtones et non-autochtones dans un dialogue, et créent de nouvelles relations basées sur une compréhension et respect mutuels.

Au nom de l’Université, nous tenons à reconnaître avec gratitude notre vaste réseau de partenaires dans ce projet excitant, ainsi que la Commission de vérité et réconciliation du Canada pour avoir confiance en nous tous. Nous promettons d’être des gardiens responsables des histoires qui ont été rassemblées et du travail qui a été accompli. Nous serons honorés de le faire.

Dr. David T. Barnard
Président et vice-chancelier

Dr. David T. Barnard
Président et vice-chancelier